Bacterio

Corynebacterium amycolatum, corynebacterium minutissimum

Autres dénominations : Corynebacterium, amycolatum

Description

Autres dénominations : Corynebacterium amycolatum : bactéries corynéformes des groupes F-2 et I-2 du CDC (CDC coryneform groups F-2 and I-2). Corynebacterium amycolatum a été décrit en 1988 et Corynebacterium minutissimum en 1983. Ces deux espèces présentent les caractères des corynébactéries (Corynebacterium amycolatum est toutefois dépourvu d'acide corynomycolique), elles fermentent les sucres et sont non lipophiles (croissance non stimulée par 1 p. cent de Tween 80 en bouillon ou en gélose cœur-cervelle). Leur habitat est la peau et les muqueuses de l'homme et, parfois, elles sont responsables d'infections chez des individus affaiblis. Corynebacterium amycolatum cultive en 24 heures en donnant des colonies non hémolytiques, sèches, à contour crénelé et d'une taille de 1 à 1,5 mm de diamètre alors que Corynebacterium minutissimum donne des colonies non hémolytiques, d'une taille comparable mais, d'aspect lisse et à contour circulaire. En bouillon, la croissance de Corynebacterium amycolatum conduit à la formation d'un voile et d'un dépôt et la croissance de Corynebacterium minutissimum se traduit par un trouble homogène. Les caractères bactériologiques apparaissent variables et, en dépit de caractères culturaux différents, ces deux bactéries peuvent être confondues l'une avec l'autre. . Ces 2 espèces sont catalase positive, oxydase négative, uréase négative (à de rares exceptions près), nitrate réductase variable et elles acidifient le glucose mais pas les sucres suivants : adonitol, amygdaline, D- et L-arabinose, D- et L-arabitol, dulcitol, érythritol, D- et L-fucose, bêta-gentiobiose, gluconate, 2- et 5-céto-gluconate, inositol, inuline, D-lyxose, mannitol, mélézitose, alpha-méthyl-D-glucoside, alpha-méthyl-D-mannoside, bêta-méthyl-xyloside, D-raffinose, rhamnose, sorbitol, L-sorbose, D-tagatose, xylitol, D- et L-xylose. . En galerie "BBL CRYSTAL Gram-Positive Identification Kit" (voir : ) : Corynebacterium amycolatum et Corynebacterium minutissimum hydrolysent la L-phénylalanine-AMC, le L-tryptophane-AMC, la L-arginine-AMC, le L-acide pyroglutamique-AMC, la L-isoleucine-AMC, la L-valine-AMC et la proline & leucine-p-nitroanilide. En revanche, elles donnent une réponse négative aux tests : 4MU-N-acétyl-b -D-glucosaminide, 4MU-b -D-glucuronide, p-nitrophényl-b -D-cellobioside et o-nitrophényl-b -D-galactoside (ONPG) & p-nitrophényl-a -D-galactoside. . En galerie "API CORYNE", la réponse est négative pour les tests pyrrolidonyl arylamidase, bêta-glucuronidase, bêta-galactosidase et N-acétyl-bêta-glucosaminidase. Corynebacterium amycolatum est parfois identifié de manière erronée comme Corynebacterium xerosis ou Corynebacterium striatum et Corynebacterium minutissimum est parfois confondu avec Corynebacterium jeikeium. Corynebacterium amycolatum et Corynebacterium minutissimum ne sont pas considérés comme des germes d'intérêt vétérinaire. Toutefois, Hommez et al. (1999) ont identifié ces bactéries lors de mammites cliniques ou sub-cliniques chez des bovins. L'examen de 80 000 échantillons de lait a permis d'isoler 20 souches de Corynebacterium amycolatum et 3 souches de Corynebacterium minutissimum. Lors de mammites à corynébactéries, il convient 1) de différencier Corynebacterium amycolatum et Corynebacterium minutissimum des autres corynébactéries fermentatives et non lipophiles isolées de mammites chez la vache ( Corynebacterium pseudotuberculosis et Corynebacterium ulcerans) et 2) de différencier Corynebacterium amycolatum de Corynebacterium minutissimum. Corynebacterium amycolatum et Corynebacterium minutissimum se distinguent de Corynebacterium pseudotuberculosis et de Corynebacterium ulcerans car elles sont non hémolytiques (caractère variable pour Corynebacterium ulcerans), elles n'inhibent pas l'hémolyse bêta d'une souche de Staphylococcus aureus subsp. aureus (caractère variable pour Corynebacterium ulcerans) et elles donnent une réponse négative aux tests 4-méthyl-umbelliferone-alpha-D-glucoside (BBL CRYSTAL ; voir : ) et uréase (la souche type de Corynebacterium amycolatum est cependant uréase positive). En galeries API Coryne, Corynebacterium amycolatum et Corynebacterium minutissimum donnent des profils numériques identiques : 2 (ou 3) - 1 - 0 - 0 - 1 (ou 3) - 0 (ou 2) - 4 (ou 5). Les principaux caractères utiles au diagnostic différentiel de ces 2 espèces figurent dans le tableau I. Orientation bibliographique COLLINS (M.D.), BURTON (R.A.) et JONES (D.) : Corynebacterium amycolatum sp. nov., a new mycolic acid-less Corynebacterium species from human skin. FEMS Microbiol. Lett., 1988, 49, 349-352. COLLINS (M.D.) et JONES (D.) : Corynebacterium minutissimum sp. nov., nom. rev. Int. J. Syst. Bacteriol., 1983, 33, 870-871. FUNKE (G.), VON GRAEVENITZ (A.), CLARRIDGE III (J.E.) et BERNARD (K.A.) : Clinical microbiology of coryneform bacteria. Clin. Microbiol. Rev., 1997, 10, 125-159. HOMMEZ (J.), DEVRIESE (L.A.), VANEECHOUTTE (M.), RIEGEL (P.), BUTAYE (P.) et HAESEBROUCK (F.) : Identification of nonlipophilic corynebacteria isolated from dairy cows with mastitis. J. Clin. Microbiol., 1999, 37, 954-957. RENAUD (F.N.R.), DUTAUR (M.), DAOUD (S.), AUBEL (D.), RIEGEL (P.), MONGET (D.) et FRENEY (J.) : Differentiation of Corynebacterium amycolatum, C. minutissimum, and C. striatum by carbon substrate assimilation tests. J. Clin. Microbiol., 1998, 36, 3698-3702.

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