Neisseria weaveri
Autres dénominations : Neisseria, parelongata
Description
Autres dénominations : souches du "groupe CDC M-5", "Neisseria parelongata".
Systématique
Neisseria weaveri est la nomenclature actuelle des souches du "groupe CDC M-5" (CDC : Center Disease Control d’Atlanta) appelées parfois "Neisseria parelongata". La composition des acides gras cellulaires avait montré que les bactéries du "groupe CDC M-5" sont proches des souches du "groupe CDC M-6" mais qu’elles différent des Moraxella sp., des Acinetobacter sp., de Oligella urethralis et de Psychrobacter immobilis . Les résultats d’hybridations ADN - ARNr révélaient que les souches du "groupe CDC M-5" sont proches des souches du "groupe CDC EF-4", qu’elles appartiennent à la superfamille III de la classe des Proteobacteria et qu’elles doivent être placées dans la famille des Neisseriaceae. En 1993, deux équipes différentes ont proposé de dénommer ces bactéries Neisseria weaveri et, en accord avec la règle 24b du Code de Nomenclature, la description de Holmes et al. a priorité sur celle de Andersen et al.
Les études réalisées par ces 2 équipes concernent plus de 40 souches du "groupe CDC M-5" et elles ont porté sur les caractères culturaux, les caractères biochimiques, les homologies ADN - ADN ainsi que sur l’analyse des profils protéiques et la séquence de l’ARNr 16S . Les conclusions de ces deux équipes sont identiques : ces bactéries forment un groupe homogène, elles appartiennent bien à la famille des Neisseriaceae et elles sont proches des souches "EF-4b", de Neisseria elongata et de Neisseria canis.
Caractères bactériologiques
La description de Neisseria weaveri est la suivante:
- Bacilles à Gram négatif, immobiles, aérobies strictes, présentant tous les caractères de la famille des Neisseriaceae telle qu’elle est définie par Rossau et al.
- Toutes les souches donnent un résultat positif pour les tests catalase et oxydase, croissance à 20, 37 et 42 °C, croissance sur MacConkey (dans l’étude de Andersen et al., aucune souche ne croît sur MacConkey !).
- Toutes les souches donnent un résultat négatif pour la production de pigment, la réduction des nitrates, la production d’indole, la présence d’une bêta-galactosidase, d’une phénylalanine désaminase (ce caractère est positif dans l’étude de Andersen et al. lorsque le germe est cultivé sur gélose au sang de mouton), d’une lysine décarboxylase, d’une ornithine décarboxylase, d’une arginine dihydrolase, d’une uréase, d’une DNase, d’une lécithinase ou d’une gélatinase, la production d’H2S sur milieu TSI (la production d’H2S étudiée par la méthode du papier à l’acétate est positive), la croissance sur milieu au citrate de Simmons, la croissance sur gélose au cétrimide, l’acidification des sucres, l’hydrolyse du tween 80, de l’esculine ou de l’amidon.
- Une réponse variable mais très généralement positive est notée pour le pouvoir hémolytique et la réduction des nitrites.
Les principaux caractères permettant de différencier Neisseria weaveri des taxons apparentés sont présentés dans le tableau I et dans le tableau II.
Habitat et pouvoir pathogène
La terminologie de "groupe CDC M-5" a été proposée par Tatum et al. pour 41 souches bactériennes ressemblant à des moraxelles et isolées soit du chien (langue, gencive, trachée) soit de plaies consécutives à des morsures de chien (25 souches) soit de plaies dont l’origine est inconnue des auteurs (12 souches).
Ultérieurement, un autre rapport du CDC d’Atlanta fait état de 74 souches isolées entre 1953 et 1980 et dont 53 proviennent de morsures de chiens (parmi les autres souches, 13 ont pour origine des plaies de nature indéterminée et 2 sont isolées de l’appareil respiratoire supérieur de l’homme). D’autres équipes ont également caractérisé des souches du "groupe CDC M-5" soit dans la cavité buccale du chien soit dans des plaies infligées par des morsures de chiens.
Si la plupart des isolements a été réalisé en Amérique du Nord, certains d’entre eux ont eu lieu au Royaume-Uni, en France, en Espagne, en Suède et en Norvège.
Orientation bibliographique
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M-6 est un sigle proposé par le CDC d’Atlanta pour désigner des bacilles à Gram négatif, immobiles, aérobies stricts, oxydase positive, catalase négative, nitrate réductase positive, non saccharolytiques, n’hydrolysant ni l’urée ni la gélatine.
Sur gélose au sang, les colonies sont non pigmentées et non hémolytiques. Environ 50 p. cent des souches poussent sur gélose de MacConkey.
Ces bactéries sont isolées du tractus respiratoire et du sang chez l’homme.
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