Bacterio

Streptococcus devriesei

Description

Streptococcus devriesei a été décrit sur la base de quatre souches bactériennes isolées, en association avec d'autres bactéries, de caries (trois souches) ou de la gencive (une souche) de chevaux. Cette nomenclature a été validement publiée le 10 mai 2004 par inscription sur la liste de validation n° 97. L'analyse électrophorétique des protéines cellulaires montre que les quatre souches isolées de chevaux forment un groupe homogène et distinct des autres streptocoques. L'étude des séquences de leurs ARNr 16S révèle une parenté avec Streptococcus ferus, Streptococcus macacae et Streptococcus mutans. Le pourcentage d'homologie le plus élevé, 94,2, est obtenu avec la souche type de Streptococcus ferus. En accord avec les conclusions de Stackebrandt et Goebel, un tel pourcentage d'homologie permet de décrire une nouvelle espèce appartenant au groupe de Streptococcus mutans ou, dans la terminologie utilisée par Schlegel et Bouvet, le "sous-ensemble or5" (or pour streptocoques oraux). Les espèces du "groupe de Streptococcus mutans" (Streptococcus criceti, Streptococcus devriesei, Streptococcus downei, Streptococcus ferus, Streptococcus macacae, Streptococcus mutans, Streptococcus orisratti, Streptococcus ratti et Streptococcus sobrinus) sont généralement isolées de la plaque dentaire. À partir du saccharose, elles produisent des polyosides extracellulaires formant une matrice polysaccharidique dont le rôle est très important car elle sert de support pour d'autres bactéries et de réserve énergétique. La production de polyosides extracellulaires n'est cependant pas documentée dans l'article décrivant Streptococcus devriesei. Les souches de Streptococcus devriesei sont constituées de coques à Gram positif, non sporulés, immobiles, se présentant de manière isolée ou groupés par deux ou assemblés en courtes chaînes, aéro-anaérobies, catalase négative, oxydase négative, alpha-hémolytiques sur gélose au sang de cheval. En utilisant des galeries API 50 CH, Streptococcus devriesei acidifie l'amygdaline, le D-arabitol, l'arbutine, le cellobiose, l'esculine, le fructose, le galactose, le bêta-gentiobiose, le glucose, le gluconate, le lactose, le maltose, le mannitol, le mannose, le mélibiose, le D-raffinose, la salicine, le saccharose, le sorbitol, le D-tagatose et le tréhalose. Une réponse variable selon les souches est observée pour l'acidification du dulcitol, de l'inuline et du L-sorbose. Les autres sucres présents dans une galerie API 50 CH ne sont pas acidifiés. En utilisant des galeries API Rapid ID32Strep, les quatre souches étudiées donnent les résultats suivants. . Réponse positive : VP, alanyl-phénylalanine-proline arylamidase, alpha-galactosidase, bêta-glucosidase, bêta-mannosidase (réaction faiblement positive), acidification du méthyl-bêta-D-glucopyranoside, du lactose, du maltose, du mannitol, du mélibiose, du D-raffinose, du saccharose, du sorbitol, du tagatose et du tréhalose. . Réponse négative : nitrate réductase, uréase, phosphatase alcaline, arginine di-hydrolase, bêta-galactosidase, bêta-glucuronidase, glycyl-tryptophane arylamidase, acide pyroglutamique arylamidase, acidification du D-arabitol, du L-arabinose, de la cyclodextrine, du glycogène, du mélézitose, de la N-acétyl-glucosamine, du pullulane et du D-ribose. . Le profil numérique est 2 2 6 7 3 0 1 3 1 7 0. Quelques caractères permettant de différencier Streptococcus devriesei des autres streptocoques du groupe de Streptococcus mutans sont donnés dans le tableau I. Orientation bibliographique COLLINS (M.D.), LUNDSTRÖM (T.), WELINDER-OLSSON (C.), HANSSON (I.), WATTLE (O.), HUTSON (R.A.) et FALSEN (E.) : Streptococcus devriesei sp. nov., from equine teeth. Syst. Appl. Microbiol., 2004, 27, 146-150. SCHLEGEL (L.) et BOUVET (A.) : Streptocoques et genres apparentés : abiotrophes et entérocoques. Bull. Soc. Fr. Microbiol., 1998, 13 HS, 7-17. STACKEBRANDT (E.) et GOEBEL (B.M.) : Taxonomic note: A place for DNA-DNA reassociation and 16S rRNA sequence analysis in the present species definition in bacteriology. Int. J. Syst. Bacteriol., 1994, 44, 846-849.

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