Bacterio

Erysipelothrix tonsillarum

Description

Autre dénomination : Erysipelothrix rhusiopathiae serovars 3, 7 , 10, 14, 20, 22 ou 23. Systématique Jusqu’en 1987, le genre Erysipelothrix n’hébergeait qu’une unique espèce, Erysipelothrix rhusiopathiae. En 1987, Takahashi et al., proposent la nomenclature de Erysipelothrix tonsillarum pour des souches dépourvues de pouvoir pathogène pour le porc, présentant une faible homologie ADN - ADN avec Erysipelothrix rhusiopathiae et appartenant au sérovar 7. Ultérieurement, la même équipe inclut dans cette nouvelle espèce les sérovars 3, 10, 14, 20, 22 et 23. Les travaux de Ahrne et al. portant sur le polymorphisme de restriction des gènes codant pour l’ARNr, indiquent cependant que les souches des sérovars 2 et 7 appartiennent soit à l’espèce Erysipelothrix rhusiopathiae soit à l’espèce Erysipelothrix tonsillarum (ce qui remet en cause l’utilisation de la sérologie pour la détermination de l’espèce) et ils suggèrent l’existence d’une troisième espèce. Caractères bactériologiques Erysipelothrix tonsillarum est phénotypiquement très proche de Erysipelothrix rhusiopathiae (tableau I). En pratique, outre le sérotypage, ces 2 espèces se différencient par l’acidification du saccharose et par la présence d’une N-acétyl-bêta-glucosaminidase (galerie Api ZYM) présente chez 90 p. cent des souches de Erysipelothrix rhusiopathiae contre 24 p. cent des souches de Erysipelothrix tonsillarum. Habitat et pouvoir pathogène L’habitat de cette bactérie n’est pas connu avec certitude mais Erysipelothrix tonsillarum a été isolé chez des porcs apparemment sains et chez des poissons. Expérimentalement, Erysipelothrix tonsillarum est généralement dépourvu de tout pouvoir pathogène pour le porc (Enoe et Norrung montrent cependant que les sérovars 10 et 23 sont pathogènes pour le porc et Vaissaire et al. font état de l’isolement du sérovar 10 lors d’infections naturelles du porc) ou pour le poulet mais se révèle virulent pour la souris. Le sérovar 7 de Erysipelothrix tonsillarum est pathogène pour le chien et a été isolé de plusieurs cas d’endocardites et l’infection peut être reproduite expérimentalement. En revanche, l’inoculation au chien de souches de Erysipelothrix rhusiopathiae isolées du porc provoquent des polyarthrites, des discopondylites mais pas d’endocardite. Diagnostic bactériologique Lors d’endocardite chez le chien, le germe est facilement isolé du sang et le recours à des milieux sélectifs est inutile. Le diagnostic de genre est facile, il repose sur les caractères morphologiques et culturaux, sur l’absence de mobilité, sur l’absence d’hémolyse bêta, sur l’absence de catalase, sur la production d’H2S (milieu TSI ou Kligler) et sur l’absence d’hydrolyse de l’esculine. L’identification de l’espèce tonsillarum sera plus délicate, elle repose principalement sur l’acidification du saccharose et sur le sérotypage. La distinction entre les 2 espèces n’est pas toujours effectuée et les souches sont baptisées Erysipelothrix rhusiopathiae. Sensibilité aux antibiotiques Comme Erysipelothrix rhusiopathiae, Erysipelothrix tonsillarum est sensible aux bêta-lactamines (notamment pénicilline G et ampicilline), aux tétracyclines, aux macrolides et au chloramphénicol, par contre il est résistant aux aminosides notamment à la kanamycine. Orientation bibliographique AHRNE (S.), STRENSTROM (I.M.), JENSEN (N.E.), PETTERSSON (B.), UHLEN (M.) et MOLIN (G.) : Classification of Erysipelothrix strains on the basis of restriction fragment length polymorphisms. Int. J. Syst. Bacteriol., 1995, 45, 382-385. ENOE (C.) et NORRUNG (V.) : Experimental infection of pigs with serotypes of Erysipelothrix rhusiopathiae. In : International Pig Veterinary Society, Proceedings 12th congress, 1992, 345. ERIKSEN (K.), FOSSUM (K.), GAMLEM (H.), GRONDALEN (J,.) 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