Bacterio

Mycobacterium lepraemurium

Autres dénominations : Mycobacterium, leprae, murium

Maladies et dénominations associées

Lèpre du chat Lèpre du rat

Description

Autres dénominations : "Bacillus der Rattenlepra", "Mycobacterium leprae murium". Caractères bactériologiques Mycobacterium lepraemurium est un bacille de 3 à 5 mm de longueur, acido-alcoolo-résistant mais pouvant présenter une coloration irrégulière. Cette bactérie est très difficile à cultiver in vitro et elle ne pousse pas sur les milieux couramment utilisés pour les mycobactéries (Löwenstein-Jensen, milieux gélosés de Middlebrook, milieu de Herrold, milieu de Dorset...). Toutefois, le milieu au jaune d’œuf d’Ogawa, à condition d’être ensemencé de manière abondante, permet la croissance. Les colonies qui apparaissent en 4 à 8 semaines sont petites, rugueuses et non pigmentées. Habitat et pouvoir pathogène Mycobacterium lepraemurium est responsable d’une maladie endémique du rat mais cette bactérie est également considérée comme l’agent de la "lèpre du chat". La lèpre du chat, d’abord décrite en Nouvelle Zélande, semble avoir une répartition mondiale (Australie, Amérique du Nord, Europe). L’infection du chat résulterait de morsures de rats et la maladie se traduit par l’apparition de un ou de multiples nodules cutanés, de 1 à 3 cm de diamètre, ulcérés ou non, présents sur toutes les parties du corps mais avec une localisation préférentielle à la tête et aux membres. Les nodules sont non douloureux, l’état général de l’animal est non affecté mais on observe fréquemment une adénite des nœuds lymphatiques drainant la région. L’examen anatomopathologique révèle des granulomes inflammatoires présentant parfois des foyers de nécrose caséeuse, des macrophages et des cellules géantes multinucléées. La coloration de Ziehl permet de visualiser de nombreuses mycobactéries notamment dans les zones nécrosées et dans le cytoplasme des macrophages ou des cellules géantes. Expérimentalement, l’injection d’un broyat de granulomes reproduit chez le rat ou la souris une infection tout à fait comparable à la lèpre du rat. Le traitement fait généralement appel à une excision chirurgicale. La dapsone a été utilisée, notamment en Australie, mais cette substance provoque des effets secondaires importants chez le chat (anémie hémolytique, troubles nerveux). Diagnostic bactériologique Le diagnostic repose sur la mise en évidence dans les lésions de nombreuses bactéries acido-alcoolo-résistantes ne cultivant pas sur Löwenstein-Jensen (les autres mycobactéries telles que Mycobacterium fortuitum ou Mycobacterium chelonae, capables de provoquer des lésions cutanées chez le chat, sont cultivables in vitro sur les milieux couramment utilisés pour les mycobactéries). Orientation bibliographique GREENE (C.E.) : Mycobacterial infections. In : Infectious diseases of the dog and cat. (Greene CE, ed), W.B. Saunders Company, 1990, 558-572. MONROE (W.E.), AUGUST (J.R.), CHICKERING (W.R.) et SRIRANGANATHAN (N). : Atypical mycobacterial infections in cats. Comp. Cont. Educ. Pract. Vet., 1988, 10, 1044-1048. SCHIEFER (H.B.) et MIDDLETON (D.M.) : Experimental transmission of a feline mycobacterial skin disease (feline leprosy). Vet. Pathol., 1983, 20, 460-471 THOMPSON (E.J.), LITTLE (P.B.) et CORDES (D.O.) : Observations of cat leprosy. N.Z. Vet. J., 1979, 27, 233-235. WHITE (S.D.) : Cutaneous mycobacteriosis. In : R.M. KIRK (éditeur) : Current veterinary therapy small animal practice. Volume IX, WB Saunders company, Philadelphie, 1986, 529-531. WILKINSON (G.T.) : Feline leprosy. In : R.M. KIRK (éditeur) : Current veterinary therapy small animal practice. Volume VI., WB Saunders company, 1977, Philadelphie, 569-571.

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